La question des standards dans le plan numérique des collèges

Photo Kathy Cassidy - Creative Commons

Il y a une chose que je trouve intéressante avec les systèmes de statuts comme Twiter ou identi.ca: on peut se mettre à suivre des organismes publics, et ainsi se tenir facilement au courant, par exemple, des évènements dans son département. C’est ainsi que je « follow » mon département, le Val d’Oise.

J’apprends par ce canal que des investissements ont été consentis dans les collèges pour un « plan numérique ».

En parcourant l’article sur le site, plusieurs choses me chagrinent:

  • On se limite a des effets d’annonce, entre la dépêche AFP et le publi-communiqué
  • Pas de références pour en savoir plus, pas de moyen de contacter l’auteur de l’article
  • Pas de possibilité de laisser un commentaire, même modéré, pour exprimer son opinion, poser des questions, discuter…

Or il se trouve que dès que l’on parle d’équipements informatiques dans le public, je trouve qu’il y a des questions importantes qui méritent d’être posées…

A la lecture de l’article, j’identifie M. Gérard SEBAOUN comme la personne à contacter pour poser ces questions. Une rapide recherche sur internet et je tombe sur son blog, dont le survol des titres ne me rassure guère: ça à l’air de remuer beaucoup d’air, plus intéressé par sa ville que par le département, une tendance manifeste à la polémique… En tout cas rien sur son rôle de « vice-président chargé de l’Education, la Jeunesse et la Prévention »… Je fini par trouver lien pour contacter l’auteur, voici mon message:

Monsieur,

Je me permet de vous contacter aujourd’hui suite à la lecture de l’article « Rentrée des collèges : Tout pour la réussite des jeunes Valdoisiens » paru sur le site internet du département du Val d’Oise.

On y apprend que des investissement ont été réalisés pour l’équipement numérique de collèges « pilotes », et notamment des tableaux interactifs.

On ne peut que se féliciter de voir l’équipement de nos structures d’éducation se moderniser, mais dans le monde du numérique il est primordial de s’assurer de l’ouverture de ces équipements, du respect de standards qui permettront de rester indépendants des fournisseurs, notamment des fournisseurs de logiciels.

Pilotes, logiciels, formats de fichiers… il y a cependant quelques questions à se poser si l’on ne veut pas se retrouver pieds et poings liés autour d’une technologie propriétaire.

Je ne saurais que trop vous conseiller la lecture de l’article suivant publié sur le Framablog, traitant de ce sujet: Tableau numérique interactif et interopérabilité.

En espérant avoir retenu toute votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression des sentiments distingués.

C’était il y a 4 jours, pas de réponse reçue à ce jour. Je ferai bien entendu une mise à jour si cela devait se produire.

Participer activement au débat LOPPSI avec la Quadrature du Net

C’est une bonne initiative, et j’y ai répondu avec plaisir en envoyant un livret au député de mon département, Philippe Houillon. Voilà le message que j’ai joint à l’envoi:

Monsieur,

Habitant du Val d’Oise et Informaticien de formation, c’est parce que je comprend les enjeux fondamentaux qui se cachent derrière certains articles de la prochaine loi « LOPPSI » que je me permet de vous interpeller, et vous communiquer le document ci-joint.

En espérant que vous saurez trouver le temps de le parcourir, je me tiens à votre disposition au xx.xx.xx.xx.xx pour répondre à vos éventuelles questions.

En comptant sur vous pour faire les bons choix lors des débats parlementaires, où j’espère avoir le plaisir de vous suivre

Pirate?

J’entre dans la cuisine, où la radio est allumée depuis le matin. J’ai pris l’habitude d’avoir ce fond sonore, et la pluspart du temps, je n’y fait pas vraiment attention. C’est France Info, et les différents reportages bouclent souvent. Une partie de mon oreille reste quand même en alerte pour attirer mon attention sur une information nouvelle.

Ce filtre automatique m’alerte quand le présentateur parle de pirates… En effet en cette periode (triste) de loi Hadopi, je suis à l’affut de la moindre information.

Je concentre donc mon attention, et j’entend les mots « otages », « intervention armée », « mort »…. Diantre!!! Nous en sommes donc là? Mais que s’est-il passé? Un fanatique de la musique libre peut-être? Après avoir constaté les réactions fortes, mais toujours virtuelles, des partisants anti-hadopi, je me dis que nous avons bien vite basculé dans l’autre extrême!

Puis mon esprit remonte l’incohérence des informations reçues, et ses conclusions un peu rapide… Quelques secondes d’audition plus tard, l’information se révèle être une « vraie » attaque de « vrais » pirates, sur l’océéan, impliquant des bateaux… Bref, un acte de piraterie.

Tout ceci pour appuyer sur la dangerosité de l’emploi du terme pirate dans le domaine du téléchargement illégal. Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien des associations d’diées, conscientes ou inconscientes, qui ont été recherchées par les premiers qui ont employé ce terme. Qu’une personne en colère ai des mots qui dépassent sa pensée, on peut le comprendre. Mais que de tels mots aient été relayés par les medias sans la moindre précaution, ce n’est pas nomal. C’est de la désinformation, tout simplement.