Autonomie – la liberté de pensée


Autonomie: la liberté de pensée
est l’un des meilleurs livre de science fiction qui m’ai été donné de lire.

Cet avis ne sera sûrement pas partagé par tous, on ne peut pas dire que ce soit un monument de littérature. Mais les sujets abordés ont une résonance particulière chez moi.

Il y est question de liberté, de progrès technologique, d’évolution et de collaboration. C’est l’histoire d’une communauté qui entre en opposition frontale avec un monde réel ankylosé par la suprématie de grands groupes industriels, dont le pouvoir repose sur l’utilisation la plus dangereuse de la propriété intellectuelle: les brevets.

Je parle d’opposition au monde réel parce que ce nouveau mouvement naît dans un monde virtuel où les membres sont « transchargés ». Leur enveloppe charnelle restant en sommeil profond pendant ce temps, et visitée de temps en temps pour entretient et satisfaction de besoins physiologiques… primaires.

J’ai vraiment aimé la manière dont de nombreux aspects et implications d’une vie virtuelle, « digitale », ont été explorés. Les impacts sur le monde réel sont aussi bien vus.

Ce qui est légèrement inquiétant, c’est que si la notion de vie dans le virtuel telle qu’elle est imaginée relève encore de la pure science fiction, le monde réel, avec son innovation agonisante, ses état-pions des grandes multinationales, tel qu’il est décrit se rapproche bien plus de ce que nous risquons de connaître plus vite que nous le pensons….

Pour finir, le livre est sous licence Creative Commons, ce qui ne gâche rien, et est donc téléchargeable gratuitement. Le livre est aussi disponible au format papier chez In Libro Veritas, si vous faites partie de ceux qui, comme moi, préfèrent tenir entre les mains un vrai livre, qui sent bon le papier et qui trône sur une bibliothèque, amenant foule d’images et de sensations à chacun des regards posé dessus..

FreeD.O.M. Records

FreeD.O.M. Records

C’est avec enthousiasme que je vous présente Freedom Records! En deux mots, il s’agit d’un label communautaire destiné à sélectionner, produire et diffuser de la musique sur Internet. Le mieux est encore de lire leur philosophie dont voici une partie:

Parce que la musique ou toutes autres formes d’art ne devraient et ne doivent plus être soumises à toutes contraintes commerciales, budgétaires, économiques et financières.

Depuis de nombreuses années nous subissons une standardisation de la culture musicale. La majorité des oeuvres signées, distribuées et diffusées sur la plupart des médias actuels répondent de plus en plus à des critères de mode, de formatage mais surtout de rentabilité commerciale, ce qui nous conduit, je pense, vers un appauvrissement progressif de notre culture. La crise actuelle du marché du disque conforte hélas de plus en plus ce phénomène. De plus l’apparition de textes de loi comme HADOPI, les projets d’extension du Copyright à vie, la numérisation de plus en plus systématique d’oeuvres ne garantissent pas, dans un avenir à plus ou moins long terme, une liberté totale d’accès au patrimoine culturel de l’Humanité, mais pérennisent assurément les intérêts financiers de l’industrie musicale dont les artistes ne profiteront pas certainement…

Victor Hugo lui même disait:

Le livre comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient – le mot n’est pas trop vaste – au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare doivent passer avant nous. (Discours d’ouverture du Congrès littéraire international de 1878)

Cette citation nous fait comprendre que

L’oeuvre sur son support appartient à l’auteur,aujourd’hui on dirait l’éditeur ou le producteur, mais que l’oeuvre en dehors de son support, en pensée, appartient à l’humanité. (Mathieu Pasquini, « La Bataille Hadopi »).

Personne aujourd’hui n’est en mesure d’affirmer que le support physique (CD, DVD, livre…) va totalement disparaître dans les années à venir, mais, grâce au développement considérable du réseau Internet ces quinze dernières années, il n’est désormais plus indispensable. Ce qui nous laisse une alternative…

Je soutiens ce projet parce qu’il est d’abord une nouvelle preuve, si il en fallait, que les artistes sont sensibles aux évolutions technologiques qui les entourent, et sont prêt à les embrasser pour se rapprocher de leur public.

Je soutiens ce projet parce qu’il porte une vision du lien direct artiste – public équilibré, permettant dans un premier temps à l’artiste d’être connu, reconnu, en lui laissant toujours le choix de la manière dont sa musique est distribuée. Commencer par de la musique sous licence Creative Commons constitue bien un investissement de l’artiste pour être visible. Car même si les nouvelles technologies permettent de réduire considérablement les investissements nécessaires à la promotion d’un artiste, ce qui rend obsolète le modèle économique des Majors du siècle dernier, il reste un investissement à effectuer. Je ne suis pas spécialiste, mais au delà du coût d’hébergement d’un site Internet qui doit être marginal, l’enregistrement en studio digne de ce nom ne doit pas être gratuit… Il ne tient qu’à nous, public, de prouver que le don direct à l’artiste, ou encore se déplacer aux concerts, peuvent être suffisants pour que ce dernier ne change pas la licence de ses oeuvres à venir…

Enfin, je soutiens ce projet pour la qualité des oeuvres qui y sont proposées. La promesse de ce site est bien d’agir comme le ferait un label, et donc que les contenus sont évalués avant d’être publiés. Si il est important d’avoir des solutions comme Jamendo pour que tout un chacun puisse déposer ses créations, je pense qu’il est aussi intéressant d’avoir des labels qui permettent une présélection des morceaux de musique (surtout pour les analphabètes musicaux comme moi :p). Après tout, ce serait un peu le retour, économiquement viable, des petites boutiques de disque qui semblent tant manquer aux « vrai » mélomanes…

Largage de lien en vrac #3

Les liens et commentaires postés sur mon compte identi.ca:

Participer activement au débat LOPPSI avec la Quadrature du Net

C’est une bonne initiative, et j’y ai répondu avec plaisir en envoyant un livret au député de mon département, Philippe Houillon. Voilà le message que j’ai joint à l’envoi:

Monsieur,

Habitant du Val d’Oise et Informaticien de formation, c’est parce que je comprend les enjeux fondamentaux qui se cachent derrière certains articles de la prochaine loi « LOPPSI » que je me permet de vous interpeller, et vous communiquer le document ci-joint.

En espérant que vous saurez trouver le temps de le parcourir, je me tiens à votre disposition au xx.xx.xx.xx.xx pour répondre à vos éventuelles questions.

En comptant sur vous pour faire les bons choix lors des débats parlementaires, où j’espère avoir le plaisir de vous suivre

Conférence: La révolution Technologique par Michel Serres

La révolution culturelle et cognitive engendrée par les nouvelles technologies, par Michel Serres. Ce titre ne doit pas vous effrayer, les propos sont accessibles à tout un chacun. Pour ma part, c’est une expérience toujours fascinante de ressentir quelque chose dans le monde qui m’entoure, et de trouver quelqu’un qui me l’explique!.

Pirate?

J’entre dans la cuisine, où la radio est allumée depuis le matin. J’ai pris l’habitude d’avoir ce fond sonore, et la pluspart du temps, je n’y fait pas vraiment attention. C’est France Info, et les différents reportages bouclent souvent. Une partie de mon oreille reste quand même en alerte pour attirer mon attention sur une information nouvelle.

Ce filtre automatique m’alerte quand le présentateur parle de pirates… En effet en cette periode (triste) de loi Hadopi, je suis à l’affut de la moindre information.

Je concentre donc mon attention, et j’entend les mots « otages », « intervention armée », « mort »…. Diantre!!! Nous en sommes donc là? Mais que s’est-il passé? Un fanatique de la musique libre peut-être? Après avoir constaté les réactions fortes, mais toujours virtuelles, des partisants anti-hadopi, je me dis que nous avons bien vite basculé dans l’autre extrême!

Puis mon esprit remonte l’incohérence des informations reçues, et ses conclusions un peu rapide… Quelques secondes d’audition plus tard, l’information se révèle être une « vraie » attaque de « vrais » pirates, sur l’océéan, impliquant des bateaux… Bref, un acte de piraterie.

Tout ceci pour appuyer sur la dangerosité de l’emploi du terme pirate dans le domaine du téléchargement illégal. Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien des associations d’diées, conscientes ou inconscientes, qui ont été recherchées par les premiers qui ont employé ce terme. Qu’une personne en colère ai des mots qui dépassent sa pensée, on peut le comprendre. Mais que de tels mots aient été relayés par les medias sans la moindre précaution, ce n’est pas nomal. C’est de la désinformation, tout simplement.